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La loge de maquillage

La loge de maquillage

Le masque grâce auquel je me rencontre moi-même :
Dépouillé de moi-même et de tous mes biens.
Qui ne voudrait masquer ses défauts ?
Et grimer les taches de rousseur et les grains de beauté,
Et dissimuler les rides de la vieillesse.
Un objet amovible, sans voix et muet,
Qui pend là, inactif, et qui sous le prétexte,
Cache un vide qu’aucun maquillage ne saurait farder.
Le masque !
Qui me regardait en retour de ses yeux creux.
Tandis qu’un froid frisson me parcourait,
L’envie de me recouvrir d’une couche de fard.
Pour devenir un personnage de théâtre,
Avec un public flamboyant dans les stalles alentour.
Le masque.


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