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Émérite

Émérite

Il est si occupé, car retraité,
Depuis si longtemps nourri de désir.
Maintenant que le temps du repos est arrivé,
Il va encore attiser sa chaudière.

Pour l’instant, il ne l’a pas désappris,
Et plus d’une fois, se retournant dans son lit,
Il reste privé du sommeil paisible de la nuit,
Et ferme les yeux en vain.

Libéré de la contrainte et quitte de ses devoirs,
Mais loin d’en avoir fini avec le bon peuple,
Car il s’enflamme encore de tout son poids,
Et grave son jugement dans la pierre d’ardoise.

Oui, regarde donc, poète, cet horizon :
Qui suis-je pour dire : « Malheur à tes os. »


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