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Addiction : interaction

Addiction : interaction

Tout organisme se trouve dans un champ d’expérience en perpétuelle transformation, au sein duquel il est nécessairement central.

L’organisme réagit comme un tout organisé au champ d’expérience, à partir des perceptions qu’il est capable d’effectuer. Le moi naît de cette interaction permanente, lorsqu’une partie de la réalité matérielle se délimite pour constituer le corps. Le « moi » est structuré et organisé, mais aussi fluide et adaptable dans certaines limites.

L’aspiration fondamentale de tout individu est de se réaliser, de se maintenir et de se perfectionner en tant qu’organisme vivant l’expérience et conscient. Le comportement est fondamentalement une tentative orientée vers un but, visant à satisfaire ses propres besoins tels qu’on les éprouve ou tels qu’on les perçoit. Le meilleur point de vue pour comprendre le comportement d’une personne consiste à partir du cadre de référence intérieur de l’individu.

L’interaction entre l’individu et son environnement, mais aussi celle qui se produit entre la personne qui demande des soins et le professionnel qui l’accompagne, s’accompagne d’émotions et s’inscrit dans un comportement orienté vers un but, qui vise à maintenir et à perfectionner l’organisme. Ce que nous voulons, c’est davantage de contrôle sur l’espace et le temps, mais nous voulons aussi réaliser certaines valeurs que nous avons héritées de nos parents et de nos ancêtres, ou que nous avons nous-mêmes forgées.

Normalement, nous assimilons assez aisément nos expériences et leur donnons une place au sein d’un moi qui se construit sans cesse et qui est souverain sous la calotte crânienne. Certaines expériences sont trop douloureuses ou trop difficiles à intégrer et se retrouvent alors encapsulées, où elles se développent en abcès qui, plus tard, se mettent à suppurer.

L’adaptation psychologique se produit lorsque l’image de soi relie symboliquement toutes les expériences sensorielles et intérieures de l’organisme dans un ensemble cohérent et porteur de sens en rapport avec l’image de soi. Le malaise psychique apparaît lorsque cette cohérence signifiante est menacée ou lorsque les propres valeurs de l’individu entrent en conflit avec celles de son environnement.

Si l’individu peut intégrer toutes ses perceptions sensorielles et intérieures dans une structure du moi cohérente, il comprendra inévitablement mieux les autres et les acceptera comme des individus distincts.

Rogers recommande une considération inconditionnelle de la part du professionnel envers la personne qui demande de l’aide. Il faut en outre accepter celle-ci sans porter aucun jugement négatif sur ses valeurs fondamentales.


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