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Addiction – Transfert

Addiction – Transfert

  1. Transfert

En tant que médecins, nous devons partager nos connaissances avec la personne en demande d’aide, mais de manière compréhensible et assimilable. L’information est le meilleur des remèdes, mais il faut souvent beaucoup de temps pour la transmettre et, parfois, les circonstances ne le permettent pas immédiatement ; il faut alors attendre une occasion favorable.

Il faut trouver une langue commune et, dans cette langue, les mots justes pour rendre possible une interaction d’âme à âme. Même si nous y parvenons, il subsistera toujours un certain nombre de cas de troubles psychiatriques graves pour lesquels des médicaments appropriés restent indispensables afin de permettre une vie autonome.

Il existe de nombreux médicaments, répartis en plusieurs classes. Trop nombreux pour être tous cités ici, faute de place. Je suis conscient que toutes sortes de légendes circulent à leur sujet. Bien sûr, des erreurs se produisent. Tout n’est évidemment pas rose dans le domaine de l’aide thérapeutique et l’on peut se poser beaucoup de questions, mais au bout du compte il reste un certain nombre de personnes qui ne peuvent se passer de leur traitement.

Fort de quarante années d’expérience en médecine générale, je pense néanmoins que les antipsychotiques ont apporté une amélioration dans la vie de nombreux patients psychiatriques et de leurs familles. Pour ma part, je connais quelques substances qui mériteraient véritablement le prix Nobel de médecine.

Entre-temps, beaucoup de médicaments ont pris leur retraite. Je pense notamment à Haldol, autrefois une étape décisive dans le traitement des psychoses schizophréniques, aujourd’hui largement abandonné au profit de médicaments encore meilleurs. Je pense qu’il y a eu des progrès et que l’autonomie de la personne concernée demeure toujours la priorité.

Dans un grand nombre de cas, il se révèle néanmoins possible de trouver un traitement adapté qui maintienne le comportement perturbé sous contrôle sans empêcher la personne d’entreprendre des activités épanouissantes. Il ne s’agit pas d’abattre la personne en demande d’aide. Cela ne peut en aucun cas être l’objectif, bien au contraire. Il s’agit d’essayer d’accroître son autonomie, autrement dit sa capacité à se prendre en charge et son indépendance mentale. S’il existe des traitements capables de rendre cela possible, nous ne devons pas les refuser à ceux qui en ont besoin.


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