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Mémoires d’un médecin généraliste, partie 2

Mémoires d’un médecin généraliste, partie 2

Mes choix après mon stage

Aujourd’hui, voici la deuxième partie de mes mémoires de médecin généraliste. Nous sommes désormais arrivés dans les années 1980.

Après mon année de stage en Afrique, j’ai finalement dû rentrer en Belgique. Par la suite, j’ai été dépressif pendant des mois, car cette chaleur humaine me manquait. La suite de l’histoire, vous la découvrirez la semaine prochaine dans cette rubrique.

Je suis ensuite arrivé en septième et dernière année et j’ai dû décider de ce que j’allais faire. Plusieurs possibilités s’offraient à moi. La première consistait à retourner en Afrique, mais il m’aurait fallu étudier auparavant la médecine tropicale et, pour plusieurs raisons, cela ne me tentait pas. De plus, il était alors assez difficile de trouver un emploi dans la coopération au développement. Comme perspective de carrière, cela ne paraissait donc pas très attrayant. Une autre possibilité était la psychiatrie, mais mon stage dans cette formation fut une grande déception. D’un côté, j’ai trouvé l’expérience intéressante ; de l’autre, il était éprouvant de voir à quel point la situation de nombreux patients était sans issue. Certains se trouvaient déjà depuis vingt ans dans un service et il semblait bien qu’ils allaient y passer le reste de leur vie. Je pouvais donc faire bien peu pour ces gens, et je trouvais cela particulièrement frustrant. De plus, la formation durait cinq ans et il était très difficile de trouver un poste rémunéré où je pourrais toucher un salaire décent.

Une troisième possibilité, enfin, consistait à devenir médecin généraliste, et c’est finalement cette voie que j’ai choisie à part entière. Avec un ancien camarade de classe avec lequel j’avais de bonnes relations, j’ai ouvert un cabinet à Uccle en 1981. Nous nous étions arrangés pour pouvoir effectuer tous les deux notre service civil, mais pas en même temps, afin que le cabinet puisse continuer à fonctionner. À Uccle, beaucoup de mes patients appartenaient aux classes « favorisées » et je ne parvenais absolument pas à m’y sentir à ma place. Par ailleurs, l’épidémie de sida éclata dans les années 1980.

Ce que cela allait signifier pour la suite de ma carrière de médecin généraliste, vous le découvrirez la semaine prochaine dans cette rubrique.

Photo : Ronald Reagan devient le 40e président des États-Unis en 1981.

Raconté par Peter van Breusegem. Écrit par Marc Verstraeten.


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