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La deuxième vague de coronavirus – que vaut-il mieux faire ou ne pas faire ?

La deuxième vague de coronavirus – que vaut-il mieux faire ou ne pas faire ?

Les virologues et les experts craignent que la deuxième vague de coronavirus ait commencé en Belgique. Au cours des sept derniers jours, notre pays a enregistré en moyenne 143 nouvelles contaminations chaque jour. Il s’agit d’une forte augmentation par rapport à la semaine précédente, où la moyenne quotidienne n’était encore que de 89 cas. La deuxième vague a-t-elle commencé et devons-nous déjà renoncer aux libertés que nous venons récemment de retrouver ? Nous avons demandé conseil au médecin généraliste Peter van Breusegem.

Peter, as-tu quelques conseils à donner aux lecteurs ? Que vaut-il mieux faire ou ne pas faire en cette période déroutante ?

« Premièrement, évaluez votre propre risque. Quelle est la probabilité que vous soyez contaminé par le virus ? Si vous êtes, par exemple, diabétique, vous devez être particulièrement prudent et éviter de prendre des risques inutiles. Deuxièmement, demandez-vous quelle est votre disposition à prendre des risques. Quelle quantité de risque êtes-vous vous-même prêt à courir et dans quelle mesure tenez-vous compte de votre entourage, notamment de vos proches ? Il faut aussi penser à eux. Ce n’est pas parce que vous êtes, par exemple, encore jeune que vous pouvez vous moquer de toutes les règles. Pensez aussi à vos parents, à vos grands-parents, etc., qui courent davantage de risques parce qu’ils sont plus âgés. Troisièmement, restez informé et suivez l’actualité avec un regard critique. Beaucoup de “fake news” circulent. Soyez-en conscient et ne vous laissez pas exciter par les semeurs de panique. Quatrièmement, consultez votre médecin généraliste si vous pensez être contaminé. Vous pouvez vous y faire tester dans un environnement sûr. Ces tests ne sont toutefois pas toujours fiables. Ainsi, un test peut être faussement négatif durant les premiers jours et il faut attendre la deuxième semaine, car la probabilité de pouvoir détecter le virus est alors plus élevée. Il s’agit du test PCR, qui coûte environ 46 euros. Si vous remplissez certaines conditions, l’INAMI rembourse le test. Dans les autres cas, vous devez le payer vous-même. Il existe également le test sérologique, qui nous indique si une personne a été en contact avec le virus dans le passé. Il coûte un peu moins de 10 euros ou est gratuit pour les personnes qui remplissent certaines conditions. Cinquièmement, si vous partez en voyage, personnellement, j’éviterais l’avion. J’ai moi-même réservé un voyage en voiture et je reste donc dans ma bulle de sécurité. Je trouve également le train relativement sûr, à condition, bien entendu, de respecter les consignes de sécurité nécessaires.

Bien entendu, chacun doit décider pour lui-même du niveau de risque qu’il est prêt à prendre. Dans la mesure du possible, restez également en Europe et évitez, par exemple, les États-Unis, où les autorités n’ont toujours pas défini de politique claire et cohérente pour endiguer le virus. Une fois arrivé à destination, respectez les consignes de sécurité en vigueur. J’ai l’impression que des mesures telles que le port du masque et la distanciation sociale portent bel et bien leurs fruits. »

En tant que médecin généraliste, es-tu préparé à une deuxième vague ?

« Eh bien, la deuxième vague arrive un peu comme une surprise pour tout le monde. En tant que médecin généraliste, je dois avant tout remplir mon devoir : accueillir les patients, les soigner si nécessaire et leur fournir des informations correctes. Ce n’est certainement pas le moment de devenir hystérique et de terroriser les gens. Actuellement, il y a un certain nombre de décès par jour, ce qui, relativement parlant, n’est pas énorme. La question est évidemment de savoir si ce nombre va augmenter et s’il peut devenir exponentiellement plus élevé. Mais pour l’instant, il n’y a certainement aucune raison de paniquer. Rester calme et faire preuve de bon sens, tel est donc le message. »

Interview réalisée et écrite par Karolien Selhorst.

 


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