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Corona dévoilé : introduction

Corona dévoilé : introduction

Corona dévoilé : introduction

Quoi que j’en pense moi-même, nous sommes tenus, dans la pratique, d’appliquer les mesures édictées par les autorités. En tant que médecin généraliste, je me trouve ainsi un peu en première ligne. Je ne veux pas me soustraire à mon devoir et faire ce que je peux pour aider la population touchée, mais j’ai tout de même quelques réserves concernant les chiffres.

Au moment où j’écris ces lignes, un site populaire de comptabilisation fait état, dans le monde entier, de 156 533 cas d’infection au coronavirus, de 5 835 décès et de 75 922 patients complètement rétablis. C’est ce dernier chiffre qui augmente le plus. La mortalité s’élève ainsi à environ un à deux pour cent des cas, principalement chez les malades chroniques et les personnes âgées fragilisées.

Est-ce vraiment là de quoi tomber à la renverse ? La Chine compte près d’un milliard et demi d’habitants et est dirigée par un régime qui aime manipuler les chiffres. Tout cela est à prendre avec des pincettes, surtout lorsqu’ils commencent maintenant à nous servir des récits de succès. Officiellement, dans cet immense pays, il y aurait 80 990 cas, dont malheureusement 3 199 décès et 66 914 personnes guéries.

Pour ce dernier groupe, ceux qui n’en gardent aucune séquelle, ce n’est au fond qu’une mauvaise grippe, et ils sont désormais immunisés. La Chine est l’endroit où tout a commencé et où le plus grand nombre de victimes a été enregistré. En ce qui concerne l’Europe, c’est l’Italie qui est la plus durement touchée. Il y a environ soixante-deux millions d’Italiens. Au moment où j’écris, on y compte 21 157 cas et 1 441 décès. Sans aucun doute, là aussi, la plupart s’en sortiront sans dommage.

Tous les chiffres sont relatifs, mais est-ce suffisant pour mettre à l’arrêt toute l’économie mondiale ? Apparemment oui. Cela montre notre vulnérabilité et notre dépendance les uns envers les autres. Plus personne n’a le droit de voyager. Faire la fête n’est plus permis non plus. Notre modèle de soins est désorganisé et il semble que toutes ces mesures aient pour conséquence de faire durer les choses beaucoup plus longtemps, mais c’est ainsi que je vois les choses.

Nous allons probablement évoluer vers un modèle endémique, dans lequel le virus sera présent çà et là au sein de la population, mais parler de pandémie me paraît tout de même un peu prématuré. Nous finirons bien par parvenir à un modus vivendi. Une manière de vivre ensemble, le virus et nous.


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