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Qu’est-ce que l’allergie aux acariens de la poussière de maison ?

Qu’est-ce que l’allergie aux acariens de la poussière de maison ?

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Qu’est-ce que l’allergie aux acariens de la poussière de maison ?
Les acariens : cause invisible de troubles chroniques du nez et des voies respiratoires
Temps de lecture : 4 minutes

Cet article contient des informations générales et ne remplace pas un avis médical professionnel. En cas de questions ou de symptômes persistants, consultez toujours un médecin.

Dans mon cabinet médical, je vois régulièrement des patients qui vivent depuis des années avec les mêmes plaintes : nez bouché, éternuements matinaux, démangeaisons oculaires ou sensation diffuse d’oppression respiratoire. Beaucoup pensent que cela fait simplement partie de leur nature. Ils se disent « sensibles aux rhumes » ou « toujours un peu allergiques ». Or, il s’avère souvent que la cause est une allergie aux acariens. Il s’agit de l’une des allergies les plus fréquentes, mais aussi de l’une de celles qui passent longtemps inaperçues.

Un organisme microscopique présent dans presque chaque maison

L’acarien de la poussière de maison est un minuscule animal arachnide, apparenté aux araignées et aux tiques. Il mesure environ 0,3 millimètre et reste donc invisible à l’œil nu. Pourtant, il vit dans presque toutes les habitations, souvent en très grand nombre. Il est important de dissiper immédiatement un malentendu : les acariens ne piquent pas et ne transmettent pas d’infections. Les symptômes ne sont pas provoqués par l’animal lui-même, mais par la réaction de notre système immunitaire aux substances qu’il produit. Les excréments des acariens contiennent notamment des protéines capables de déclencher une réaction allergique chez les personnes sensibles.

Pourquoi surtout dans la chambre à coucher ?

Les acariens se nourrissent de nos cellules mortes de peau. Cela peut sembler étrange, mais d’un point de vue biologique, c’est un système particulièrement efficace : les êtres humains perdent continuellement de minuscules particules cutanées, jour et nuit. Ces squames se retrouvent principalement dans notre literie – matelas, oreillers et couettes. Là, elles sont partiellement décomposées par les bactéries naturellement présentes sur notre peau. Cela les rend encore plus digestes pour les acariens.

Notre lit constitue donc un environnement idéal : nourriture, chaleur et humidité y sont réunies. Pendant la nuit, nous perdons également de l’humidité par la respiration et la transpiration. Il se crée ainsi dans le matelas un microclimat chaud et légèrement humide dans lequel les acariens se reproduisent parfaitement. Une femelle vit en moyenne deux à trois mois et pond durant cette période soixante à cent œufs. Comme les générations se succèdent rapidement, une population peut croître considérablement en peu de temps.

Comment les acariens provoquent-ils des symptômes allergiques ?

La réaction allergique est principalement causée par les particules microscopiques présentes dans les excréments des acariens. Chaque acarien en produit plusieurs chaque jour. Lorsqu’elles sèchent, elles se mélangent à la poussière domestique. En faisant le lit, en se déplaçant dans la pièce ou même sous l’effet de simples courants d’air, ces particules sont remises en suspension dans l’air. Lorsqu’une personne prédisposée les inhale, le système immunitaire réagit par une inflammation des muqueuses.

Cela peut entraîner des symptômes tels que :

éternuements, surtout le matin
nez chroniquement bouché
yeux irrités ou larmoyants
eczéma
toux, respiration sifflante ou sensation d’oppression respiratoire

Chez les personnes asthmatiques en particulier, l’allergie aux acariens peut nettement aggraver les symptômes.

Ce n’est pas de l’imagination, mais une véritable réaction inflammatoire

Lors des consultations, je remarque parfois que les patients minimisent leurs symptômes. Ils ont l’impression d’exagérer ou pensent que ce n’est « qu’un peu de reniflement ». Pourtant, une allergie n’est pas imaginaire. Il s’agit d’une réaction inflammatoire mesurable du système immunitaire face à une substance inoffensive pour la plupart des gens. Les personnes sensibles aux acariens peuvent ainsi souffrir pendant des années sans comprendre l’origine de leurs troubles. Heureusement, il est souvent possible d’améliorer nettement la situation en réduisant l’exposition aux acariens. J’expliquerai concrètement comment procéder dans le prochain article.


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