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Songe d’une nuit d’été

Songe d’une nuit d’été

Vrouw met bananen op haar hoofd

 

Songe d’une nuit d’été

Lu par Dina Sonck, 2011. Écoutez toutes les lectures sur le CD « Breekbaar licht »

Un peu dissimulée à l’est du Tchad,
L’Abyssinie gît, figée dans la lumière du soleil,
Ce qui n’empêche pas les indigènes de faire du commerce,
Bénis par les prêtres en robes poussiéreuses.

La croix brandie au-dessus de racines fouisseuses et de semences,
Quels psaumes incompréhensibles qui ne s’attardent guère,
La croissance de la population mesurée par tranches annuelles.
Les villes y grandissent si lentement qu’elles finissent par éclater de leurs coutures.

Plutôt sympathique, mais pas tout à fait utopique.
Le navire dans le désert soulève une tempête de sable,
La température sous l’abri du thermomètre est tropicale.

Bientôt ma voile viendra se ranger à côté de la sienne.
Et son rythme paresseux battra contre mon oreille éthiopienne,
Je chavire à marée haute, je prends la gîte sous le vent.


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