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Ode à Remco Campert

Ode à Remco Campert

Un petit film des années cinquante fit renaître des souvenirs,
Les couleurs fanées du temps d’autrefois.
Un paysan en sabots dans son sarrau bleu,
Et des femmes en costume traditionnel se pressant les unes contre les autres.

Le poète peut chanter avec mélancolie le passé,
Le taon dans la fourrure des convenances bourgeoises
Ne peut guère faire grand-chose du Présent dans toute sa saleté.
« La poésie est la confirmation des choses. »

L’histoire écrite, rendue visible,
À pas légers il approche de ses cent ans.
La date de péremption est presque atteinte.

Un peu décontenancé, mais pas vraiment terrassé,
Il continue tant bien que mal à vivre, quoique retiré du monde,
Et presque divinisé par ses admirateurs.


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