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Méditation et substances psychotropes : conclusion

Méditation et substances psychotropes : conclusion

L’oiseau n’est qu’un exemple de la manière dont on peut choisir des thèmes de méditation neutres sur le plan des valeurs, afin de s’élever au-dessus du particulier. C’est une approche qui permet de s’adresser à n’importe quel public. Cela n’empêche nullement que, pour des groupes qui le souhaitent et qui sont composés de manière plus ou moins homogène, des thèmes religieux puissent naturellement avoir toute leur pertinence.

Tout animateur de méditation établira d’une manière ou d’une autre une interaction avec son public afin de percevoir à qui il s’adresse. C’est d’ailleurs une condition préalable à toute communication efficace : chercher à savoir qui est son interlocuteur, afin d’adapter le ton et le choix des mots aux attentes qui y vivent.

J’aime ainsi demander aux personnes présentes de quoi elles ont besoin. Le résultat peut être différent à chaque fois. Lorsqu’il s’agit d’un petit groupe soudé de participants expérimentés, on peut être très peu directif. Pour un groupe plus important et moins expérimenté, je pense qu’il est préférable de choisir un thème afin de maintenir l’attention, tout en tenant toujours compte des sensibilités éventuelles.

C’est également le grand avantage de la méthode de Jacobson, qui est culturellement neutre. Je pars généralement du principe que nous nous adressons à un public hétérogène, composé de participants d’origines diverses. Il s’agit alors de choisir des thèmes qui ne soient pas, ou le moins possible, marqués culturellement. Il est toutefois impossible d’y parvenir totalement.

L’oiseau et le poisson peuvent parler à tout être humain, croyant ou non, musulman ou chrétien, peu importe. Dans des groupes plus soudés, habitués à travailler ensemble, on peut cependant choisir un thème qui mette en lumière une figure ou un auteur de la littérature mystique. Par exemple Ruusbroec, Thérèse d’Avila, Jean de la Croix ou le père Surin pour les catholiques, ou encore Rûmî, Hafez ou Averroès pour les musulmans.

Le danger demeure toutefois de voir naître une controverse si quelqu’un estime mieux connaître les circonstances historiques. La discussion est évidemment permise, mais lorsque les émotions s’enflamment, cela ne favorise guère la méditation. Mieux vaut ne pas trop nommer les choses afin de ne fermer aucune porte. Sur ce, je conclurai provisoirement cette réflexion sur la méditation. Cette contribution est devenue assez longue, mais toute chanson finit un jour.


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