Aller au contenu principal

Arrêter de fumer ? Faites appel à un tabacologue ! Première partie

Arrêter de fumer ? Faites appel à un tabacologue ! Première partie

Vous aimeriez vous aussi arrêter de fumer, mais vous préférez ne pas le faire seul ? Un accompagnement par un tabacologue peut alors être une solution. La tabacologue Els Demuynck explique comment elle procède. Aujourd’hui, première partie de l’interview.

Que puis-je attendre d’un tabacologue ?

« Un tabacologue offre un accompagnement spécialisé dans l’arrêt du tabac. Cela signifie qu’il possède les connaissances nécessaires tant pour accompagner le processus psychologique de détachement de la dépendance que pour conseiller les personnes sur les différents produits disponibles sur le marché pour arrêter de fumer. En outre, le tabacologue sert souvent d’intermédiaire entre un professionnel qui oriente le patient, comme par exemple le médecin généraliste, et le fumeur. »

Allons droit au but : peut-on vraiment faire quelque chose contre une dépendance au tabac ?

« Oui, absolument. Il est plus difficile d’apprendre à fumer que d’arrêter de fumer. Je veux dire par là que les gens doivent fournir beaucoup d’efforts pour apprendre à fumer.

Une autre condition est d’aborder correctement le processus d’arrêt du tabac, en fonction de ce dont vous avez besoin en tant que personne. Afin que l’arrêt du tabac se passe au mieux. Je ne veux pas dire par là que cela ne demande aucun effort. Au contraire, arrêter de fumer exige de l’attention et il peut y avoir des moments où l’on se sent vraiment mal. Heureusement, il existe sur le marché des aides telles que les médicaments, les substituts nicotiniques, etc., qui réduisent à la fois l’envie de cigarette et améliorent l’humeur. »

Combien de séances dois-je suivre en moyenne chez vous si je suis un fumeur invétéré ?

« En moyenne, une personne suit entre 6 et 8 séances. Celles-ci ne durent toutefois pas toujours une heure. Le premier entretien est le plus long, parce que je dois apprendre à connaître le fumeur. Dans quelle mesure est-il dépendant, quelles sont ses habitudes de consommation, etc. ? Nous convenons également ensemble de la manière dont nous allons procéder. Il est en outre très important que la motivation soit bien présente et que le fumeur ait confiance dans le fait que l’approche fonctionnera. »

Dois-je arrêter immédiatement de fumer ou cela se fait-il progressivement ?

« La plupart des clients ne veulent pas arrêter du jour au lendemain. C’est pourquoi je commence toujours par une phase de préparation de 2 à 6 semaines, durant laquelle on réduit progressivement sa consommation, on fume autrement et on expérimente avec la cigarette. Le but est de sortir de sa zone de confort, de se défaire du pilote automatique et de s’imaginer ce que ce serait d’être non-fumeur lorsque, par exemple, on est confronté au stress. De cette manière, on peut expérimenter des comportements alternatifs tout en étant encore fumeur. »


Aucun commentaire n’a encore été publié !

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Contributions récentes