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Addiction : TSPT

Addiction : TSPT

Le trouble de stress post-traumatique (TSPT) est un trouble psychique qui, dans l’ancienne DSM-IV, était classé parmi les troubles anxieux. Dans l’actuelle DSM-5, le trouble figure dans un nouveau chapitre, celui des troubles liés aux traumatismes et aux facteurs de stress.

Ce trouble est la conséquence d’événements dramatiques au cours desquels la vie ou l’intégrité physique sont mises en jeu et qui constituent le traumatisme. Prenons la guerre ou d’autres conflits armés. De la Première Guerre mondiale, nous connaissons le syndrome du shell shock, et de la Seconde Guerre mondiale, la battle fatigue et le syndrome des camps de concentration.

Dans les années soixante et soixante-dix, et jusqu’à aujourd’hui, il y a eu aux États-Unis le syndrome des vétérans du Vietnam, et plus récemment le syndrome des Balkans chez nos propres anciens combattants. Les violences graves, l’agression ou les menaces, l’attaque, le vol ou la torture, mais aussi l’exercice du pouvoir dans la sphère domestique, comme les actes pédophiles ou l’inceste, peuvent également déclencher ce syndrome.

Après un accouchement traumatique, on peut développer un TSPT post-partum, et après la perte d’un être cher, on est confronté à un processus de deuil, qui constitue une forme distincte. Les victimes de harcèlement prolongé et sévère, ainsi que les témoins de telles situations qui ne sont pas intervenus et développent de ce fait un sentiment de culpabilité, peuvent eux aussi être concernés.

Une énumération pour le moins disparate. Le symptôme caractéristique est la reviviscence répétée et récurrente, sous forme de cauchemars ou de flashbacks qui rejouent sans cesse l’événement épouvantable comme un film devant l’œil de l’esprit. La personne concernée développe toutes sortes de stratégies pour faire face à ce souvenir douloureux, en l’évitant ou en essayant de le neutraliser émotionnellement.

Ce n’est pas aussi simple qu’il y paraît, car ce que l’on chasse par la porte revient par la fenêtre. À moins de se fermer complètement et de sombrer dans un état proche de celui d’un zombie.

On ne parle de TSPT que lorsque les symptômes durent plus d’un mois. Lorsqu’ils durent moins d’un mois, on parle de trouble de stress aigu. Le TSPT peut être guéri ou amélioré grâce à un traitement. Il peut parfois aussi disparaître spontanément, mais cela ne se fait pas toujours de soi-même.

Dans son évolution défavorable, le TSPT peut entraîner des symptômes appartenant au registre dépressif : abattement, irritabilité, méfiance, irritation, réactions de frayeur intenses et surtout troubles du sommeil.


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