Aller au contenu principal

Addiction : troubles du maintien du sommeil

Addiction : troubles du maintien du sommeil

Quelqu’un déménage, par exemple, perd ses habitudes et ne parvient pas à trouver ses marques dans son nouveau logement. Est-ce un problème d’adaptation ou le début de quelque chose de grave ? Le temps devra le dire. Dans la phase aiguë, nous devons donc essayer de gagner du temps. Ne prendre aucune décision radicale dans le feu de l’action et surtout ne pas envoyer des courriels à tout-va.

Entre-temps, essayez de penser positivement et de ne pas mettre la tête dans le sable. Reconnaissez vos sentiments et comprenez qu’une aide pourrait être indiquée. Le changement est possible. Il y aura certainement quelqu’un qui saura quelque chose auquel vous n’aviez pas encore pensé. Cherchez de l’aide et, en attendant, introduisez autant de régularité que possible dans votre journée. Chaque matin, relevez-vous frais et dispos et remettez-vous un peu d’aplomb.

Se lever le matin est souvent le moment le plus difficile de la journée, hormis le fait de se réveiller pendant la nuit. Cela aussi est pénible. Levez-vous, ouvrez les rideaux et laissez entrer la lumière. Dites bonjour au jour. Tout cela est bien facile à dire, naturellement, et je le sais bien, mais essayez tout de même.

Le sommeil est perturbé et moins réparateur, parce que vous vous réveillez soudain en pleine nuit, disons vers trois heures du matin, avec une sensation d’oppression dans la poitrine presque insupportable. C’est à peu près la signature de la dépression. Les troubles du maintien du sommeil. Vous parvenez encore à vous endormir au départ, mais vous vous réveillez à des heures impossibles et votre sommeil est fichu.

La dépression entraîne immanquablement une perturbation du rythme jour/nuit. Vous pouvez essayer consciemment de lutter contre cela. Essayez malgré tout d’instaurer un peu de structure, par exemple en prévoyant trois fois par jour un petit repas, mais agréable. Sortez. Faites du sport. L’exercice a un effet thérapeutique sur le corps et l’esprit. La course, le vélo ou la natation sont particulièrement indiqués. La marche. Prendre l’escalier plutôt que l’ascenseur. Optez pour plusieurs petits moments d’activité au cours de la journée.

Sortez chaque jour de votre tanière, ce qui peut paraître étrange en ces temps de coronavirus où j’écris ce livre. Essayez tout de même d’avoir quelques contacts sociaux. Restez ouvert aux autres. Facile à dire, là encore. Cela vaut certainement pour les personnes seules : il faut faire un petit effort pour sortir, ne serait-ce que pour aller chercher du pain ou le journal. Parlez-en à quelqu’un qui écoute sans juger. C’est l’un de mes mantras que je répète toujours, qu’on veuille bien me le pardonner. Cherchez des personnes qui vivent la même chose que vous ou des spécialistes. Prenez contact avec vos amis et votre famille pour vous changer les idées.


Aucun commentaire n’a encore été publié !

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Contributions récentes