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Addiction : symptômes

Addiction : symptômes

Une peur incontrôlable est une plainte que nous devons prendre au sérieux, car elle peut être extrêmement invalidante. Certains, à cause de leur peur, ne sortent plus de chez eux ou évitent d’accomplir certains actes. Ou bien ils se tournent vers des produits qui promettent de faire disparaître cette peur. Cela arrive si souvent que le marché des médicaments est devenu gigantesque, et malheureusement, il s’agit souvent des mauvais produits.

L’usage et l’abus de tranquillisants et de somnifères prennent chez nous des proportions catastrophiques. Nous allons y consacrer de longs développements, mais nous devons d’abord encore dire quelques mots sur le sommeil. Cela s’inscrit dans le sujet, parce qu’il s’agit des mêmes molécules, ou du moins de molécules ayant une action équivalente, qui sont utilisées sur ce marché. Les comprimés contre l’angoisse et les somnifères se recoupent, car il s’agit souvent des mêmes molécules commercialisées sous des étiquettes différentes.

Le marché dans ces deux domaines est gigantesque, parce qu’il y a apparemment énormément de clients qui ne savent que faire de leur angoisse ou qui ne parviennent pas à trouver le sommeil. Il s’agit souvent de produits pharmaceutiques très addictifs. Il s’avère particulièrement difficile de s’en débarrasser. On finit alors par avoir des personnes qui ne peuvent plus dormir sans leurs comprimés. Du point de vue de l’industrie, elles sont alors devenues de bons clients.

L’addiction aux tranquillisants est apparentée à celle de l’alcool. Le point d’action dans le cerveau est comparable, bien que le mécanisme soit différent. L’alcool et les benzodiazépines pourraient se disputer le titre de moyens les plus efficaces contre l’angoisse. À court terme, du moins, car les effets secondaires se feront sentir plus tard.

La personne dépendante ne voit que le soulagement que le produit va lui apporter et non toute cette série de conséquences indésirables qui s’installent insidieusement et auxquelles on ne prête pas attention. C’est un sujet dont vous pouvez parler avec votre médecin généraliste. Les somnifères et tranquillisants vraiment très puissants sont soumis à prescription médicale et il faut donc consulter un médecin pour les obtenir.

Pour ma part, j’essaie toujours de prendre le temps d’une conversation afin de tenter de faire changer d’avis l’utilisateur, pour les raisons que j’expose, plutôt que de prescrire immédiatement ces comprimés. Je finirai presque toujours par orienter la conversation, à un moment ou à un autre, vers les habitudes de sommeil. On peut en apprendre énormément en posant les bonnes questions et en évitant les mauvaises.


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