Aller au contenu principal

Addiction : stress

Addiction : stress

Pourtant, il faut sagement rester assis sur sa chaise, comme à l’école, au travail ou à la maison. Ou dans la circulation. Prenons les automobilistes qui s’irritent les uns contre les autres, ce qui relève davantage de la colère. Il y a bien sûr aussi beaucoup de conducteurs qui ont peur dans la circulation, et c’est plutôt une bonne chose. Il faudra d’ailleurs que je parle un jour de la colère.

Les manifestations physiques ne passent pas inaperçues et peuvent alors déclencher une boucle supplémentaire, au cours de laquelle on se met soi-même à surveiller ces signaux corporels de malaise ou de douleur. Cela peut réellement faire mal lorsque l’adrénaline explose. Chez l’un, cela se manifeste au niveau de l’estomac, chez l’autre au niveau du cœur.

La plupart d’entre nous auront tendance à dissimuler leur peur et à la cacher aux autres. Il s’agit de notre vulnérabilité, que nous ne partageons qu’avec des amis très intimes ou des proches. Il est parfois difficile de réduire ces sentiments d’angoisse à un niveau maîtrisable. Chez certains, ils sont si intenses qu’ils se tournent vers des anxiolytiques.

Ceux-ci posent un problème majeur qui mériterait un chapitre à lui seul. On trouve certainement aussi chez le pharmacien diverses choses qui, en général, ne posent pas tellement de problèmes. Le danger vient des comprimés qui ne sont délivrés en pharmacie que sur ordonnance, même s’il existe désormais aussi un commerce florissant sur Internet qui ne se soucie guère de cette obligation. C’est inquiétant, car ces produits ne sont ni inoffensifs ni innocents.

L’angoisse peut prendre des proportions démesurées et envahir entièrement la conscience, au point qu’il devient parfois difficile de la maîtriser avec toutes ces manifestations physiques qui l’accompagnent. L’accélération de la respiration provoquée par l’adrénaline peut évoluer vers l’hyperventilation. Cela signifie respirer de manière excessivement rapide, ce que l’on peut très bien faire juste avant un sprint, mais si cela vous arrive dans la vie quotidienne et que vous continuez ainsi, cela peut entraîner des troubles étranges qui, à leur tour, suscitent de l’angoisse.

Cette hyperventilation peut entraîner des manifestations physiques supplémentaires. On ne se sent déjà pas bien et, à force de respirer trop rapidement, quelque chose d’étrange se produit dans le sang, avec des conséquences importantes. On peut ainsi avoir des contractions musculaires, des fourmillements, des mouvements involontaires, une sensation d’engourdissement autour de la bouche, des commissures des lèvres déformées, une crampe en griffe de la main, etc. Cela peut prendre des formes sévères. En général, il n’y a pas véritablement de perte de conscience, mais on peut tout de même s’évanouir. Il se passe tellement de choses dans l’organisme que la perte de contrôle peut parfois devenir totale.


Aucun commentaire n’a encore été publié !

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Contributions récentes