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Addiction : séquelles

Addiction : séquelles

Une fois que la personne est sortie de la phase aiguë de la psychose, le rétablissement prend souvent beaucoup de temps, en raison d’un épuisement persistant. Lorsqu’il y a eu une poussée psychotique grave, il existe une réelle probabilité qu’il y en ait d’autres à l’avenir. Surtout lorsqu’il y a des périodes de stress accru, une consommation de substances inappropriées ou simplement de la fièvre due à une grippe ou autre chose de ce genre. Il existe alors une vulnérabilité psychotique sous-jacente qui s’enflamme sous l’effet de certains stimuli.

Les antipsychotiques, du moins ceux de type moderne, peuvent considérablement raccourcir la crise psychotique et favoriser l’organisation des activités quotidiennes. Il s’agit parfois de phases passagères dont on ne parle plus ensuite, mais dans les cas graves, le patient reste toute sa vie à la limite de la psychose, et ces médicaments peuvent alors faire la différence entre l’autonomie et la dépendance à l’égard des autres.

L’approche psychothérapeutique a déjà démontré toute son utilité, mais surtout à partir du moment où l’agitation est maîtrisée grâce aux médicaments. Les antipsychotiques ont un effet anxiolytique qui permet d’aborder plus facilement les souvenirs traumatiques. Il arrive peut-être un moment où ceux-ci peuvent être évoqués.

Les antipsychotiques modernes ont apporté une amélioration considérable, notamment en ce qui concerne les symptômes négatifs, qui étaient autrefois aggravés par une approche purement sédative, alors qu’avec les nouveaux médicaments, on observe davantage d’initiative, de vitalité et d’intérêt chez les patients traités. L’essentiel est qu’ils acquièrent davantage de contrôle sur leur propre vie et prennent mieux leurs propres décisions.

C’est bien là le but. Pas de « shooter » quelqu’un de médicaments, pour employer une expression vulgaire, car ce préjugé est encore largement répandu dans notre société. La schizophrénie peut aussi, sans médicaments, sous l’effet des symptômes négatifs, évoluer vers un état sans issue marqué par un désintérêt profond pouvant aller jusqu’à la catatonie, où le patient reste immobile sans manifester la moindre émotion.

La posologie des antipsychotiques peut varier au fil du temps. Pendant les bonnes périodes, ils peuvent être laissés de côté, mais il est bon de toujours les avoir à portée de main si des dérapages entraînant une perte de contrôle devaient survenir. Il est raisonnable de les utiliser avec parcimonie, car ils sont associés à des effets secondaires, parmi lesquels le syndrome extrapyramidal (EPS) est particulièrement important.

Certainly. I’ll keep the same conventions as before: French translation, numbering and paragraph spacing preserved, with the terminology and register kept consistent.


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