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Addiction : récurrent versus cyclique

Addiction : récurrent versus cyclique

Je voudrais tout de même répéter que l’on peut en parler via Télé-Accueil, la ligne de prévention du suicide, le médecin généraliste ou le psychologue de première ligne, surtout si l’humeur dépressive ou suicidaire persiste.
Si vous traversez fréquemment une période dépressive, on peut parler de trouble dépressif récurrent. Celui-ci est souvent provoqué par une récupération incomplète ou par un contrôle insuffisant des facteurs externes, ce qui augmente le risque de rechute. Si votre période de morosité est saisonnière, vous souffrez peut-être d’une dépression automnale ou hivernale.
La dépression hivernale ou le winter blues peut apparaître en raison de la diminution de la quantité de lumière (solaire), ainsi que des conditions météorologiques désagréables. L’automne et l’hiver vous invitent à revenir plus près de vous-même. Du moins dans nos pays froids, qui deviennent toutefois moins froids à cause du réchauffement climatique.
Une quantité minimale de lumière par jour sur la rétine de l’œil est un besoin fondamental que nous avons tous, mais certains davantage que d’autres. En hiver, le soleil est bas, les journées sont courtes et les nuits longues. Cela peut faire remonter des sentiments de solitude, d’anciens traumatismes ou des désirs inassouvis. La luminothérapie, ainsi que la psychothérapie pour la dépression hivernale, peuvent être efficaces dans ce contexte. Pour commencer, il ne faut pas lésiner sur l’éclairage artificiel à la maison, ce que beaucoup font malheureusement pour économiser.
Bien que cette forme de dépression puisse, dans un certain sens, apparaître de manière cyclique, selon les saisons, il ne faut pas la confondre avec la dépression maniaque ou le trouble bipolaire. Un autre terme pour désigner la même chose est la cyclothymie. Ce mot, cyclique, prête à confusion, car on pourrait s’attendre à ce que quelque chose se répète à intervalles réguliers, alors que ce n’est généralement pas le cas chez les personnalités bipolaires. En règle générale, cela ne se produit pas avec une telle régularité.
Il est en revanche vrai qu’elles oscillent entre deux extrêmes. C’est pourquoi le terme plus récent mérite désormais la préférence. Bipolaire. Le changement de dénomination reflète les progrès réalisés dans la compréhension du trouble grâce à de nouvelles connaissances.
La population bipolaire est particulièrement vulnérable à tous les dangers liés à l’usage de substances et à l’Addiction.


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