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Addiction : point de rupture

Addiction : point de rupture

Toutes sortes de causes peuvent jouer un rôle. Comme les tensions ou les soucis, par exemple à propos de votre partenaire, de vos enfants, de votre travail. Ou encore une obsession qui nous préoccupe. Souvent, il s’agit de sentiments de culpabilité ou d’une colère non résolue à propos de faits ou de situations du passé. Chacun a ainsi quelque chose qui lui pèse, et nous préférons garder cela secret. Personne ne doit le savoir. Nous n’aimons pas en parler.

Le mécontentement s’accumule et devient une montagne que l’on ne peut plus gravir. Puis vient malgré tout un moment où l’on comprend que cela ne va plus. Cette prise de conscience terrifiante est quelque chose que nous devrions être capables d’apprendre à reconnaître et à accepter.

En tant qu’aidant, il m’arrive souvent de n’apprendre que très tard l’existence d’un tel point douloureux, sur lequel le demandeur d’aide ne cesse de se frotter, et qui est si profondément enfoui qu’il est difficile de le mettre en mots. Il nous faut parfois des années pour y parvenir. Lorsqu’un secret longtemps chéri est enfin porté à la lumière, cela crée souvent un espace où l’on peut enfin respirer et retrouver la sérénité.

Souvent, c’est même un secret pour soi-même. Ces tensions peuvent être en grande partie inconscientes ou rester sous le radar. À force de ruminer, le corps ne parvient jamais à se détendre complètement, ce qui peut entraîner des douleurs musculaires. Entre-temps, toutes sortes de molécules messagères s’agitent dans l’organisme, si bien que peuvent apparaître des troubles physiques tels que maux de tête, douleurs musculaires, démangeaisons, essoufflement, toux ou besoin d’uriner la nuit.

Un cortège bigarré de symptômes. L’estomac peut se manifester par des brûlures d’estomac, ou l’on peut ressentir des palpitations, des sueurs nocturnes, des crampes aux mollets ou des jambes sans repos. Lorsque, finalement, une conversation s’engage, il apparaît souvent que des troubles psychiques se cachent derrière tout cela, tels que l’anxiété ou la dépression.

Cela tient aussi souvent, bien entendu, à ce que nous faisons. Après un voyage en avion, par exemple, des troubles du sommeil transitoires peuvent apparaître en raison du décalage horaire. C’est exceptionnellement une situation dans laquelle un somnifère peut être utile une fois. Les travailleurs en équipes tournantes sont souvent complètement désorientés et ne tiennent pas le coup, parce que nous ne pouvons pas impunément modifier notre horloge biologique à intervalles réguliers.

Si vous dormez pendant la journée, par exemple en faisant une petite sieste après le repas, vous ne pouvez pas vous attendre à dormir toute la nuit d’une seule traite. Il ne faut pas non plus aller se coucher trop tôt, ce que font parfois les personnes âgées lorsqu’elles s’ennuient. Dans ce cas, ce serait plutôt l’inverse. Il faudrait alors pouvoir les inciter à regarder encore un peu des écrans stimulants.


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