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Addiction : manque de sommeil

Addiction : manque de sommeil

Dormir trop peu est quelque chose de particulièrement fréquent, surtout chez les jeunes. Ils dorment trop peu parce qu’ils ont trop à faire, ou inversement, ils se font du souci parce qu’ils dorment trop peu. Depuis l’apparition de l’épidémie de smartphones, la situation s’est encore profondément aggravée. Ces appareils émettent en permanence l’un ou l’autre petit signal sonore qui attire l’attention, de sorte que l’utilisateur ne se détend plus jamais et finit par être à bout de nerfs, non pas à cause d’un excès de tension, mais par manque de détente.

Nous sommes entourés d’écrans et de petits écrans, auxquels nous consacrons énormément d’attention. À tout moment de la journée, nous pouvons submerger notre cerveau d’informations qui ne sont pas toujours très pertinentes ni utiles. Certains ont recours à des stimulants pour pouvoir rester éveillés plus longtemps et ne pas s’endormir. C’est le revers de la médaille. Nous disposons déjà de la caféine, un produit légal qui chasse le sommeil, et l’industrie y a ajouté toute une série de boissons stimulantes que l’on peut acheter librement.

Eh bien, il ne faut pas s’étonner si certains consommateurs finissent malgré tout par tomber dans le piège et ruinent la qualité de leur sommeil en utilisant ce genre de produits. Nous avons tendance à mépriser quelque peu le sommeil, parce qu’il représenterait du temps perdu, non productif, mais c’est une erreur, car c’est pendant le sommeil que nos connaissances s’organisent et que tout ce qui a été assimilé durant la journée trouve sa place.

Le manque de sommeil entraîne une diminution des performances intellectuelles, des troubles de la concentration, un ralentissement des réactions, une fatigue mentale, une augmentation du nombre d’erreurs, etc. On assimile plus difficilement les nouvelles données et la créativité diminue. La mémoire se détériore et l’humeur s’assombrit. Cela serait lié au taux de sérotonine dans le cerveau. Il existe un rapport avec la dépression, dans laquelle ce neurotransmetteur joue également un rôle important.

On devient irritable et méfiant lorsqu’on dort trop peu. On a peut-être davantage faim et l’on se jette sur la malbouffe, car on est attiré par les sucres et les glucides ainsi que par les stimulants. Il existe donc également un lien entre les troubles du sommeil et la prise de poids, qui se renforcent mutuellement.

Les troubles physiques susceptibles d’apparaître à la suite d’une privation de sommeil comprennent notamment les douleurs musculaires, les maux de tête, les nausées, les vertiges, les tremblements et les bâillements. Les personnes souffrant de maux de tête ont souvent un besoin accru de sommeil. Une privation de sommeil prolongée pourrait même entraîner des lésions cérébrales irréversibles, avec pour conséquence la mort de cellules cérébrales.


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