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Addiction : extrapyramidal

Addiction : extrapyramidal

C’est un terme étrange qui n’a rien à voir avec les pyramides égyptiennes, mais bien avec une structure du cerveau appelée la pyramide, qui d’ailleurs n’intervient pas ici, car il s’agit de troubles moteurs qui ne passent justement pas par cette pyramide. D’où le « extra », qui signifie ici « en dehors ».

Les antipsychotiques agissent notamment sur le métabolisme de la dopamine dans le cerveau, qui intervient dans les émotions, et c’est une très bonne chose. Il existe cependant aussi des circuits dopaminergiques à d’autres endroits du cerveau, qui subissent eux aussi l’influence de ces médicaments, ce que nous préférerions éviter, car cela explique leurs effets secondaires.

Ceux-ci peuvent se manifester au niveau de la motricité, notamment par une raideur musculaire et une akathisie. Un mot à oublier. Il désigne l’incapacité à rester assis tranquillement, avec une tendance à piétiner sur place lorsque l’on est censé rester immobile. Cela peut être très pénible, tout comme les tremblements, le « tremor », et d’autres mouvements indésirables des membres, auxquels peut s’ajouter un visage sans expression, parfois accompagné de tics.

Cela ressemble au tableau que l’on observe dans la maladie de Parkinson. Ces phénomènes sont également désignés sous le terme de parkinsonisme. La diminution de la dose ou l’arrêt du traitement fait généralement disparaître les symptômes, mais lors d’un usage prolongé à une dose importante, l’EPS peut évoluer vers un parkinsonisme et une dyskinésie tardive. Ce dernier terme désigne toutes sortes de tics et de mouvements involontaires qui échappent au contrôle volontaire et peuvent être gênants sur le plan social.

Cela n’est souvent plus réversible. L’arrêt du traitement peut entraîner une amélioration, mais les symptômes ne disparaissent souvent pas complètement, avec des aggravations épisodiques lors d’un état d’excitation. Les médicaments classiques provoquaient assez fortement ces effets, les nouveaux beaucoup moins. C’est pourquoi on les appelle également atypiques, parce qu’ils présentent moins de ces effets secondaires.

Il est souvent nécessaire d’ajuster la dose au fil du temps, afin de préserver l’efficacité et d’éviter les effets secondaires. Un inconvénient important de certains de ces médicaments, notamment du point de vue de l’Addiction, est qu’ils peuvent augmenter l’appétence. Ainsi, un fumeur peut se mettre à fumer davantage et une personne dépendante à la nourriture peut se mettre à manger davantage.

Il faut surveiller attentivement le poids corporel, car lorsqu’il augmente, certains de ces médicaments entraînent également un risque accru de diabète.


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