Aller au contenu principal

Addiction : dopage

Addiction : dopage

Commençons par examiner quelques types de consommateurs, même s’il est toujours risqué de répartir les gens en catégories. Il ne s’agit vraiment pas de mettre les demandeurs d’aide dans une case déterminée, mais j’espère que cela pourra contribuer à faire comprendre la situation de certains d’entre eux, et aussi que les consommateurs eux-mêmes pourront se reconnaître dans l’un ou l’autre de ces types, afin d’en tirer peut-être quelque chose.

Commençons par l’effet stimulant qu’exercent certaines substances. Ceux qui recherchent principalement cet effet relèvent souvent de la catégorie du « dopage ». J’entends par là que la substance est utilisée pour accroître les performances. On a souvent l’impression que l’utilisateur est devenu dépendant afin de pouvoir tenir le coup dans une tâche et, par exemple, gagner ainsi davantage d’argent.

Je connais ainsi quelques ouvriers qui utilisent des substances narcotiques pour pouvoir travailler plus longtemps, notamment dans le secteur des transports, de l’horeca et de la construction. Et dans la prostitution. Ces substances ont un certain effet stimulant, mais aussi un certain effet anesthésiant, en ce sens qu’elles permettent d’accomplir malgré tout une activité désagréable afin de subvenir à ses propres besoins.

Il y a aussi, bien sûr, le dopage dans le sport, où la consommation de substances est entièrement orientée vers l’amélioration des performances ou, dans le cas des culturistes, vers l’apparence physique. Ces performances ou cette apparence constituent l’objet du désir impérieux ou du désir plus profond qui alimente la consommation. On se retrouve alors dans une situation où se développe une vision en tunnel, dans laquelle tout est orienté vers la poursuite, en toutes circonstances, de la routine quotidienne dont la consommation fait partie.

Dans le cadre de l’aide thérapeutique, il s’agit souvent de demandeurs d’aide qui, en réalité, ne demandent pas de thérapie. Ils sont souvent relativement stables dans leur vie et même assez rigides dans leur attitude, sans que je veuille porter là un jugement négatif. Ils ne recherchent généralement pas le changement et ne souhaitent pas que l’on vienne fouiller dans leur vie intérieure. J’ai constaté qu’il valait mieux respecter cela et que remuer ces choses ne servait généralement à rien.

Ce sont souvent des personnes qui viennent simplement chercher leur ordonnance de temps à autre. Elles sont parfaitement capables d’avoir des contacts sociaux, sous la forme d’un mot aimable ou autre, mais elles n’ont pas besoin de quelqu’un qui aille leur fouiller le cerveau. J’en ai ainsi connu un certain nombre, parmi lesquels des personnes fort estimables, de bons pères de famille et de bons maris, mais on a le sentiment que le contact, aussi cordial soit-il, reste néanmoins superficiel.


Aucun commentaire n’a encore été publié !

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Contributions récentes