Aller au contenu principal

Addiction : dépendance

Addiction : dépendance

Les plus gros problèmes apparaissent lorsque vous commencez à utiliser ces somnifères tous les jours. En général, une accoutumance s’installe rapidement, ce qui signifie qu’ils perdent de leur efficacité et qu’il en faut davantage pour obtenir l’effet recherché, de sorte que l’utilisateur est tenté d’augmenter la dose.

Vous perdez rapidement le bénéfice lié à la raison pour laquelle vous aviez pris le médicament, car son effet disparaît, et vous ne conservez plus que les inconvénients. Vous découvrez bientôt que vous ne pouvez plus vous en passer. Il arrive un moment où vous en dépendez, et c’est alors que la dépendance s’installe. Lorsque vous ne prenez plus ce petit comprimé, vous pouvez être certain de ne plus réussir à dormir, parce que votre organisme s’y est habitué.

En prenant le comprimé, vous amenez en effet certaines cellules du cerveau à se mettre en retrait et à se dire en quelque sorte : puisque ce comprimé arrive tous les jours, nous n’avons plus besoin de nous démener pour favoriser le sommeil. Or, un beau jour, le comprimé n’arrive pas, et tout se dérègle. La cellule cérébrale a alors besoin d’un certain temps pour se réadapter et, entre-temps, vous développez des symptômes de sevrage, tels que des crises d’angoisse et, dans les cas graves, même de l’épilepsie.

Lorsque vous arrêtez, il faut un certain temps avant que le cerveau comprenne que la dose quotidienne n’est plus là et qu’il doit revenir à un état normal, naturel. Et cela peut durer plusieurs nuits de suite. Comme si le diable s’en mêlait, ces substances sont en outre affectées d’un effet rebond. Cela signifie que les angoisses et les incertitudes qui empêchent de s’endormir ne reviennent pas seulement : elles reviennent décuplées.

Vous pensez peut-être alors qu’il suffit de reprendre un comprimé pour résoudre simplement le problème, mais vous devez ensuite composer avec l’accoutumance. Vous découvrez que, après quelques soirées, le comprimé n’agit plus aussi bien, de sorte que vous êtes tenté d’en ajouter une moitié. Les cellules cérébrales s’habituent à la nouvelle substance et se réajustent à leur tour, si bien qu’elle ne produit plus d’effet.

Avant même de vous en rendre compte, vous êtes ainsi devenu dépendant. C’est quelque chose qui arrive à énormément de gens. Saviez-vous que les pharmacies belges délivrent chaque jour plus d’un million et un quart, soit 1 260 034 doses journalières moyennes de somnifères et de tranquillisants (chiffres de 2016) ? De quoi faire sursauter ! Notre pays compte 11,4 millions d’habitants. En gros, plus d’un Belge sur dix prend donc des comprimés. C’est un chiffre gigantesque.


Aucun commentaire n’a encore été publié !

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Contributions récentes