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Addiction : à éviter

Addiction : à éviter

Vous êtes fatigué et vous n’en pouvez plus. Vous dormez mal. Vous finissez alors par vous dire que cette fatigue vient de mes problèmes de sommeil. Si je pouvais les maîtriser, le problème disparaîtrait. Beaucoup de personnes qui se plaignent vont à la pharmacie à la recherche d’une substance capable de résoudre le problème. Vous pouvez commencer par des tisanes ou l’aromathérapie, mais cela ne s’arrête pas là. Il y aura toujours des gens qui voudront quelque chose de plus puissant.

C’est ainsi que des millions de personnes se tournent vers les somnifères pour exercer, en quelque sorte, un contrôle sur le sommeil qui leur échappe. Au début, cela fonctionne remarquablement bien, ce qui conduit à recommencer. C’est un piège, car le somnifère aura généralement, la première fois, un effet stupéfiant. Le problème semble résolu et la nuit s’est déroulée sans incident.

Beaucoup de comprimés provoquent également une sorte d’ivresse. Une petite ivresse. La pilule monte à la tête. Vous sentez l’effet arriver et nombreux sont ceux qui le recherchent. Consciemment ou inconsciemment, peu importe. Cette sensation de ne plus avoir soudainement de stress et de voir l’oubli s’installer. Vous pouvez oublier un instant, un effet qu’ils ont en commun avec l’alcool. Et c’est là que réside le grand danger.

Vous pouvez le faire une fois, ou même de temps en temps sans grand danger, prendre un tel comprimé, à condition de ne pas boire en même temps. Mais si vous commencez à mélanger alcool et comprimés, vous pouvez complètement perdre les pédales. Ne le faites pas. Cela peut entraîner de graves dommages et bien des désagréments. Les somnifères et l’alcool sont absolument incompatibles et cette combinaison doit être évitée en toutes circonstances, car elle peut provoquer de graves troubles du comportement.

Parfois, cela reste bénin, comme cet homme qui mit la musique à fond au milieu de la nuit, réveillant tout le voisinage en sursaut, mais parfois c’est aussi beaucoup plus grave, comme cet autre homme qui se réveilla dans une cellule de police sans plus savoir comment il était arrivé là. Lorsqu’il sortit, il ne retrouvait plus sa moto.

Il ne savait plus où il était allé ni ce qu’il avait fait en début de soirée. C’est tout à fait typique d’une intoxication provoquée par l’association d’alcool et de benzodiazépines : vous faites des choses étranges dont, le lendemain, vous ne vous souvenez absolument plus. C’est aussi la raison pour laquelle ce médicament est relativement populaire comme drogue utilisée pour violer.

La victime reçoit alors une poudre dans sa boisson et réagit ensuite de manière robotique, de sorte qu’elle se laisse faire docilement, avec, pour couronner le tout, le fait qu’elle ne s’en souviendra plus. La perte de mémoire concernant ces quelques heures est souvent totale.


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