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Addiction : TDAH

Addiction : TDAH

Je constate que, historiquement, la formation des médecins a toujours accordé une attention insuffisante à la prise en charge des troubles psychiques. Même au sein du corps médical, de nombreux préjugés subsistent. J’ose espérer que les jeunes médecins en ont moins. Beaucoup peuvent encore comprendre la souffrance psychique lorsqu’elle est la conséquence d’événements douloureux de la vie, mais cela devient nettement plus difficile lorsqu’il s’agit de véritables problèmes de hardware qui affectent la cellule cérébrale.

J’entends par là les véritables tableaux psychiatriques, tels que les différentes formes de psychose. Ils ne sont pas la conséquence d’un revers quelconque ou d’une mauvaise éducation, mais on naît avec eux, même s’ils peuvent ne se manifester que plus tard. Les deux principaux, qui requièrent dans notre pratique la plus grande attention, sont le trouble bipolaire et la psychose, mais on pourrait également citer la dépression saisonnière ou le TDAH.

À strictement parler, le TDAH ne fait pas partie des psychoses, même si un grand nombre de patients sont sensibles, dans des situations de stress exceptionnelles, à des épisodes de décompensation psychotique transitoire. C’est une anomalie congénitale, ou, si l’on préfère, une manière différente d’être, qui ne disparaîtra pas sous l’effet de mesures éducatives ou d’une psychothérapie, même si celles-ci peuvent aider à mieux vivre avec elle.

Elle peut constituer un handicap que l’on peut surmonter grâce à la volonté, à l’imagination et à une aide appropriée, dans laquelle les médicaments ont également leur place. Cette anomalie est liée à des substances présentes dans le cerveau, appelées neuromédiateurs, qui fonctionnent de manière inadéquate chez certaines personnes. On naît avec cela et on ne peut plus le changer. Ce n’est pas non plus la faute des parents et ce n’est pas dû à l’éducation, même si celle-ci pourrait souvent être meilleure.

Attention Deficit Hyperactivity Disorder peut se traduire en néerlandais par « attention trop brève et activité excessive ». Il s’agit d’un diagnostic reconnu internationalement selon le DSM-V, ou cinquième version du Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders, sorte de bible de la nosologie psychiatrique. Il s’agit d’un ensemble cohérent de symptômes. Sont caractéristiques les comportements impulsifs, les problèmes de concentration, l’agitation et les difficultés d’apprentissage.

Ces symptômes sont déjà présents durant l’enfance et entravent souvent le fonctionnement social quotidien, notamment à l’école, où ces enfants représentent un défi particulier pour les enseignants. C’est parfois là que les choses tournent mal, parce que l’élève est agité, ne parvient pas à rester attentif en classe et réclame constamment de l’attention.


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