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Au pied de l’ancienne statue romaine de Pasquino, on affichait déjà depuis le XVIe siècle des poèmes anonymes : des vers incisifs, pleins d’esprit et parfois cinglants, à travers lesquels les citoyens exprimaient leur mécontentement à l’égard des dirigeants de leur époque.

Dans cette série, Pasquino revient sur le devant de la scène. Les textes ont été écrits pour l’essentiel au début des années 2000 et capturent les petits et grands agacements de leur époque : les absurdités politiques, les bizarreries sociales et les faiblesses humaines qui se prêtent si volontiers à la moquerie.

Tous les poèmes ne respectent pas strictement les quatorze vers du sonnet classique. Mais l’esprit de Pasquino reste le même : incisif, légèrement ironique et n’hésitant jamais à lancer une pique.

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