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Addiction : lumière et sommeil

Addiction : lumière et sommeil

Beaucoup de jeunes n’arrivent pas à s’endormir parce qu’ils sont constamment occupés. Au cours de l’adolescence, beaucoup de choses changent en ce qui concerne le sommeil. En moyenne, les adolescents se couchent plus tard et font la grasse matinée plus longtemps le week-end. Les jours d’école, ils ont également du mal à sortir du lit. Certains jeunes adultes conservent ce rythme pendant longtemps. Surtout lorsqu’ils traversent une adolescence prolongée et vivent encore chez papa et maman.

Ces personnes sont-elles paresseuses par nature ? Nous ne porterons pas de jugement là-dessus. Chacun doit faire ses propres choix. Mais si cela devient une plainte, il peut tout de même être recommandé d’éteindre résolument tous les écrans le soir. Cela permet de se calmer un peu et, éventuellement, de regarder encore une émission de télévision soporifique avant de rejoindre son lit.

Il faut laisser à son cerveau le temps de se calmer. Cela ne concerne pas seulement le traitement des données, mais aussi la manière dont on expose sa rétine à la lumière. La quantité de lumière exerce une influence considérable sur notre horloge biologique.

Chez les jeunes curieux, il semble naturel de vouloir prolonger la journée et d’emmagasiner le plus de stimulations possible. C’est un cas classique de mauvais calcul, parce que nous ne comprenons pas suffisamment que le sommeil n’est pas une perte de temps, mais un processus vital qui permet à notre cerveau de fonctionner correctement.

C’est pendant le sommeil que nos cellules cérébrales produisent les protéines nécessaires au maintien de leur fonctionnement, et c’est également à ce moment-là que se forment les synapses. Ce sont les points de jonction entre les cellules nerveuses, où elles échangent des signaux au moyen de neuromédiateurs et d’autres molécules messagères.

La nuit, pendant le sommeil, les connexions se créent entre les données que vous avez assimilées tout au long de la journée afin de les intégrer au réseau neuronal. Vous devez laisser à votre cerveau le temps de récupérer. Je ne vais surtout pas faire la morale à qui que ce soit, car je l’ai moi-même fait pendant des années, en tant qu’indépendant, en me privant de sommeil. Parce qu’à un certain moment, on travaille tellement qu’on n’a plus de temps pour rien, pas même pour dormir.

Ce n’est pas un rythme sain et c’est souvent à ce moment-là que quelque chose se dérègle. À un moment donné, quelque chose cède et il n’est alors plus possible de continuer. Soudain, vous n’arrivez plus à dormir et toute la journée soigneusement construite s’effondre. Vous avez alors atteint une limite que vous ne pouvez plus franchir, parce que toutes vos réserves ont été épuisées.


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