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Addiction : le roi

Addiction : le roi

Sous toutes ses formes joyeuses, proposées par une industrie haute en couleur, les boissons alcoolisées restent particulièrement populaires auprès des jeunes, mais aussi des personnes plus âgées. Cela ressort notamment des contrôles d’alcoolémie effectués chez les automobilistes : en Flandre, on y surprend encore et toujours bon nombre de papas et de mamans, et même des papys et des mamys.

On boit beaucoup dans notre pays. J’y contribue moi-même avec entrain, aussi ne vais-je pas me mettre à faire des sermons moralisateurs. Beaucoup de gens consomment de l’alcool en société, éventuellement aussi avec le repas chaud quotidien, sans jamais rencontrer de problèmes. Un alcoolique, c’est quelqu’un qui boit plus que moi : voilà comment je pourrais résumer les choses. Je pense avoir ma consommation sous contrôle.

Les boissons alcoolisées sont omniprésentes et proposées partout. La frontière entre une consommation normale et une consommation préoccupante n’est pas facile à tracer. Beaucoup parviennent à maîtriser leur consommation, mais chez certains elle dérape, et cela peut conduire à de graves excès.

L’alcool n’est pas un produit innocent. Il agit sur vous. Tout comme les benzodiazépines, il intervient dans le métabolisme du GABA au niveau des cellules cérébrales, ce qui lui permet de réduire particulièrement bien l’anxiété, même si ce n’est que temporairement. Y compris l’anxiété sociale que nous éprouvons les uns envers les autres. Voilà qui explique son succès sur les pistes de danse, dans la vie nocturne et dans toutes sortes d’endroits où les gens se rencontrent.

Un verre aide à faire tomber les barrières sociales, à sortir de sa coquille et à nouer des contacts. Au cours d’un repas, que nous prenons souvent en compagnie, un menu accompagné de vins appropriés animera lui aussi la conversation et allégera les échanges. Car nous avons toujours un peu peur les uns des autres jusqu’à ce qu’une certaine forme de confiance puisse s’installer.

Mais la médaille a aussi son revers. Plus d’un, à vrai dire, si cela était possible. Il y a tout d’abord le danger de l’intoxication alcoolique aiguë, qu’on ne saurait passer sous silence ici, même si notre sujet principal reste la dépendance. Cela arrive souvent chez les jeunes, qui doivent encore apprendre à connaître leurs limites, mais cela peut aussi survenir chez les adultes.

Vous avez alors tellement bu que l’organisme n’arrive plus à suivre. Tout le monde dans notre pays est sans doute capable de reconnaître les signes de l’ivresse. Vous commencez à voir double, à parler bizarrement, à débiter des absurdités et vous pouvez tomber. Vous pouvez aussi boire jusqu’à en mourir si vous continuez, ce que nous déconseillons avec la plus grande insistance.


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