Aller au contenu principal

Addiction : maladies mentales

Addiction : maladies mentales

Il n’est pas si facile d’aborder le sujet : qui est malade mental ? C’est en soi une question inquiétante. Croyez-moi sur parole : la maladie mentale est très répandue dans toutes les populations, y compris chez nous, et elle cause beaucoup de dégâts. À commencer par la personne elle-même. Il existe souvent, dans la société comme chez les patients eux-mêmes, une méconnaissance angoissante des notions élémentaires concernant les maladies mentales, et les préjugés sont encore nombreux.

L’accès aux soins de santé mentale, qui devrait être ouvert à tous, est loin d’être assuré de manière fluide. On constate toutefois qu’un changement de mentalité est peut-être en cours. Je remarque dans les médias quelques initiatives porteuses d’espoir, et certains efforts sont faits pour susciter davantage de compréhension. Mais le chemin à parcourir reste long, surtout dans les milieux qui ne suivent pas tellement les tendances modernes.

En attendant, je dois tout de même dire que l’aide psychologique dans notre pays est soit insuffisante et débordée, soit coûteuse, mais alors plus rapide et plus efficace. Tout le monde n’a pas les moyens de s’offrir une aide psychologique, et c’est terriblement regrettable.

En réalité, on a le choix entre deux circuits. Je parle ici de la Flandre, où nous avons les Centres subventionnés de santé mentale, ou CGG. À Bruxelles, c’est encore un peu différent, et aux Pays-Bas, c’est complètement différent. Je ne peux pas en parler, mais chez nous, dans la pratique, les listes d’attente sont longues.

Il est navrant de constater qu’une personne qui a mis tant de temps à se décider à franchir le pas vers le psychologue se voit précisément à ce moment-là, alors qu’elle est engagée dans un processus de motivation, annoncer que le premier rendez-vous ne pourra avoir lieu que dans trois mois. Cette personne le vivra comme un véritable coup d’arrêt. Je trouve cela inadmissible et scandaleux, et cela m’exaspère constamment.

Alors, on peut renoncer à ce secteur subventionné et regarder quelles prestations payantes sont disponibles. Je le conseillerais certainement dans les cas où il est question d’une addiction de longue durée et où il reste encore suffisamment de ressources financières.


Aucun commentaire n’a encore été publié !

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Contributions récentes