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Addiction : catégorie

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La négligence, les mauvais traitements, l’inceste et la pédophilie durant l’enfance se situent souvent à la frontière entre logiciel et matériel, selon l’âge de l’enfant qui subit les violences sexuelles. Cela peut laisser des traces longtemps après les faits et causer de graves dommages tout au long de la vie. Certains sont complètement détruits au moment où ils arrivent chez nous.

Les dommages causés à l’âme et au corps sont parfois déjà considérables dès la première rencontre avec le médecin généraliste. Très rarement, nous ne pouvons alors véritablement plus faire grand-chose sur le fond. Nous devons, à contrecœur, nous limiter à traiter les problèmes secondaires et à apporter soins et soutien.

Pourtant, avec le temps, les choses peuvent parfois encore évoluer, à mesure que la confiance grandit, et il arrive même parfois qu’un processus de purification puisse s’accomplir. Cela ne réussit pas toujours, mais il faut apprendre à vivre avec le fait que tout n’est pas fait de roses et de parfums. Notre approche doit beaucoup à Carl Ransom Rogers (1902 – 1987). Ce psychologue et psychothérapeute américain est considéré, avec Abraham H. Maslow (1908 – 1970), comme l’un des fondateurs de la psychologie humaniste.

Sa publication sur la client-centered therapy date de 1951 et fut novatrice. La thérapie doit être placée au service de la personne qui demande de l’aide et non du thérapeute. Rogers a exposé ses conceptions sur la « croissance de la personnalité » dans de nombreux livres et articles de revues.

L’individu est un sujet et non un objet que l’on pourrait disséquer, évaluer et manipuler. La manière dont l’être humain fait l’expérience de quelque chose est plus importante que la manière dont cette chose est réellement. L’expérience du client constitue sa réalité. En thérapie, le monde subjectif d’un individu, ici et maintenant, est plus important que la réalité objective.

Pour le thérapeute, il s’agit de voir le monde à travers les yeux de la personne qui demande de l’aide et de se mettre à l’écoute de ses sentiments, tout en maintenant la distance émotionnelle appropriée. Rogers adopte à cet égard une démarche non directive, en ce sens qu’il n’indique aucune direction et ne poursuit aucun objectif.

Le thérapeute compte sur les forces saines présentes dans l’âme de la personne qui demande de l’aide pour trouver le chemin vers la guérison ou la purification, tout en tenant compte des limites et des particularités que chacun possède, chaque fois de manière différente.


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