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Addiction : symptômes positifs et négatifs

Addiction : symptômes positifs et négatifs

Dans le sillage de la crise, il y a souvent de la confusion, de la désorganisation et de la négligence de soi. J’appellerais cela du désordre. Un chaos permanent dans le cerveau, fait de pensées qui tourbillonnent en tous sens et ne semblent jamais parvenir au repos, mais dans lequel s’installe pourtant un ordre singulier. Celui du système délirant, qui ne s’inscrit pas dans la réalité de notre vie quotidienne commune, dont nous faisons partie en tant qu’aidants.

Il s’agit de personnes qui perçoivent le monde autrement que nous et qui paraissent parfois extrêmement démunies, incapables de subvenir à leurs propres besoins. Il existe une distinction malheureusement choisie entre les symptômes positifs et négatifs de la psychose. Les termes opposés sèment d’emblée la confusion, car le mot positif évoque spontanément quelque chose de favorable ou d’agréable.

Avec le mot négatif, on pense à quelque chose de mauvais. C’est habituellement ainsi, mais ce n’est pas le cas ici. Positif signifie que des phénomènes délirants sont présents, notamment des idées délirantes et/ou des hallucinations, accompagnées de confusion et de désorganisation. Pendant de nombreuses années, la psychiatrie, sous l’influence de la psychanalyse, a concentré toute son attention sur ces symptômes positifs, qui étaient analysés en profondeur.

Ce qui arrivait à la personne entre les poussées psychotiques recevait d’abord moins d’attention en psychiatrie. Les symptômes négatifs peuvent désigner l’absence ou l’émoussement des émotions, de la parole, de la volonté d’agir ou de la pensée, qui apparaissent progressivement ou évoluent par vagues. Nous y reviendrons.

Les symptômes positifs comprennent notamment les idées délirantes : des représentations qui ne correspondent pas aux conceptions ou aux idées généralement admises et dont le patient ne peut être détourné par un raisonnement logique. On observe souvent une composante paranoïaque : une méfiance excessive, par exemple la conviction que des caméras ou des microphones sont dissimulés partout, qu’il existe des complots, ou que la personne en question est recherchée par la police ou par des services de sécurité internationaux.

L’hallucination consiste à percevoir des choses qui n’existent pas, comme des voix dans la tête, des images, des odeurs ou des sensations tactiles. En raison de la pensée confuse, les personnes psychotiques et leur entourage éprouvent beaucoup de difficultés à se comprendre mutuellement. Le monde délirant est impossible à suivre ou à comprendre pour les autres. Le comportement est souvent chaotique et tout se déroule trop lentement ou trop rapidement. Le comportement de l’entourage devient souvent incompréhensible pour le patient, et inversement.


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