Aller au contenu principal

Addiction : dépression 2

Addiction : dépression 2

Des sentiments de colère et de révolte peuvent entrer en jeu, souvent à juste titre, en ce sens que je peux très bien m’y reconnaître. Cette colère est normale, mais se venger ne résoudra pas grand-chose. Il faut l’exprimer autrement. Réfléchissez d’abord. Allez faire du vélo, par exemple. C’est un excellent exercice de méditation qui peut apaiser l’esprit.

Toute forme d’effort physique est la bienvenue, mais le vélo est l’un des meilleurs choix, tout comme la natation. Il nous arrive de retrouver nos esprits grâce à un déplacement insensé que nous nous imposons pour revenir à notre point de départ. Notre cerveau a besoin de temps pour assimiler les événements, et cela prend parfois plus longtemps qu’on ne le pense.

Surtout lorsqu’il vous arrive quelque chose que vous ne parvenez pas à comprendre. Votre travail, c’est votre vie. C’est le cas d’un nombre étonnant de travailleurs. Perdre son lieu de travail, surtout après des années de bons et loyaux services, cela fait quelque chose à un être humain. Ne plus avoir de travail et devoir en chercher un autre est vécu comme une humiliation et une blessure. Cela a des conséquences sur les revenus et sur ce que l’on peut dépenser, ce qui peut à son tour susciter de l’angoisse face à l’avenir.

Ces sentiments restent généralement adéquats chez les personnes en burn-out, et ne sont pas déformés ou transformés en un système délirant comme chez les psychotiques. C’est là toute la différence. Il peut toutefois arriver que des personnes sensibles connaissent précisément à la suite d’un licenciement traumatisant ou de harcèlement au travail un épisode psychotique.

Il faut parfois tâtonner un peu autour de cette limite afin de dresser l’inventaire des dommages subis. À partir de quand cela devient-il proprement psychotique ? Quel rôle les substances utilisées jouent-elles là-dedans ? Lorsque l’on tombe dans un gouffre, même si ce n’est pas de sa faute, à la suite d’un grave revers ou d’une perte, la tentation est grande de recourir à une quelconque substance. Ou de retomber dans une Addiction que l’on avait connue autrefois, voire d’augmenter encore les doses de sa consommation.

La plupart d’entre nous tirent leur bien-être des relations qu’ils entretiennent à l’extérieur comme à l’intérieur. À l’intérieur, il y a la famille ou le cadre familial. À l’extérieur, il y a notamment le travail. Lorsque l’extérieur disparaît, ou que l’intérieur ne va pas bien, des problèmes peuvent surgir. Surtout chez ceux qui tombent dans un trou noir lorsque la structure du travail quotidien n’existe plus. Cela peut devenir un cercle vicieux qui se met à tourner tout seul et dont on ne parvient plus à sortir seul.

Vous avez des doutes à ce sujet ? Parlez-en à quelqu’un d’un peu équilibré et disposé à vous écouter.

 


Aucun commentaire n’a encore été publié !

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Contributions récentes