Aller au contenu principal

Addiction : antidépresseurs

Addiction : antidépresseurs

Les antidépresseurs constituent une classe de médicaments qui jouent un rôle important dans le traitement des dépressions réfractaires ou persistantes. Prescrits de manière appropriée par le médecin, ils peuvent atténuer ou faire disparaître les symptômes centraux d’une dépression. Ils sont également utilisés dans divers troubles anxieux, comme les crises de panique.

L’anxiété et la dépression sont étroitement liées. La dépression s’accompagne d’anxiété et l’anxiété chronique est tellement épuisante qu’elle finit par vous déprimer. Ce que tous les médicaments de cette classe ont à peu près en commun, et ce qui permet de les reconnaître, c’est que les antidépresseurs n’agissent pas immédiatement après leur prise. Il faut attendre un certain temps avant d’en ressentir l’effet, ce qui explique qu’ils ne créent pas de dépendance, quoi qu’en disent certains.

Ce n’est pas parce qu’on ne peut pas s’en passer qu’on est dépendant. Un diabétique ne peut pas non plus se passer de son insuline, mais cela n’a rien à voir avec une dépendance. Il en va de même pour la dépression. C’est une maladie pour laquelle il existe un traitement, car certains médicaments peuvent aider. Nous devons examiner l’utilité de chaque classe séparément et ne pas mettre tous les médicaments psychiatriques dans le même sac.

Je constate encore parfois cet amalgame de fausses croyances. Certains râleurs prennent pour cible tous les médicaments qui agissent sur l’esprit et affirment que tous les médicaments psychiatriques sont diaboliques parce qu’ils créeraient une dépendance. Eh bien non, absolument pas. L’abus d’antidépresseurs n’existe pas et il n’y a pratiquement pas de marché noir, même s’il est aujourd’hui possible de les commander sur Internet.

En principe, une prescription médicale est nécessaire pour obtenir ces médicaments en pharmacie. Personnellement, je trouve très bien que les choses soient organisées ainsi, mais tout le monde n’est pas obligé d’être d’accord avec moi. Je considère que nous avons, en tant que médecins, le devoir de surveiller attentivement les indications et les contre-indications.

Il peut donc s’écouler plusieurs semaines avant qu’un effet positif ne se manifeste. Les effets secondaires, en revanche, peuvent apparaître très rapidement et obliger parfois à arrêter le traitement et à chercher un autre médicament. Ce n’est donc pas une pilule miracle qui ferait disparaître tous les désagréments sans en créer de nouveaux. Bien au contraire. Il faut parfois une certaine force de conviction de la part du prescripteur pour inciter le patient à traverser malgré tout ces premières semaines.

Certains connaissent alors soudain un déclic, lorsque le médicament commence à agir, aux alentours du dix-septième jour.


Aucun commentaire n’a encore été publié !

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Contributions récentes