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Hafiz le gardien

Hafiz le gardien

Hafiz

Lu par Dina Sonck, 2011. Écoutez toutes les lectures sur le CD « Lumière fragile ».

« Le rosier est en fleurs, le rossignol est ivre. »
Dans le cabaret étincelant de mille feux
Résonnent les flûtes, les cordes et le tambourin.
Les verres se remplissent l’un après l’autre,

Leurs bords tintant et s’entrechoquant.
Une larme rouge tombe dans une coupe pleine de vin,
S’y dissout comme la joie dans la douleur d’amour.
Le poète, plongé dans une profonde rêverie,

Ne prête plus attention aux rires avinés.
Alors l’oiseau d’amour chante dans le pavillon des plaisirs.
Il chante pour l’instant présent, inconscient de ce qui viendra,

Et donne une leçon de poésie au ménestrel.
« J’écris en vain mon nom dans l’eau avec du vin »
Et bientôt, il ne restera plus rien de cette scène.


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