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Le rôle du médecin généraliste dans la prise en charge des problèmes liés à l’usage de substances : partie 9

Le rôle du médecin généraliste dans la prise en charge des problèmes liés à l’usage de substances : partie 9

Conclusion

La rapidité d’intervention est importante, car il faut saisir le moment où la personne est motivée lorsqu’il se présente. Très souvent, nous sommes confrontés à des problèmes que l’on ne peut résoudre qu’en revenant sans cesse à la conversation. En tant que médecin généraliste, je dispose généralement de trop peu de temps pour me consacrer à des entretiens approfondis.

C’est souvent frustrant. Si cette personne peut alors être rapidement prise en charge de manière sérieuse par un psychologue qui écoute et ne porte pas de jugement – c’est en quelque sorte mon mantra –, c’est un grand soulagement pour les soins de première ligne. Cela n’entrave en rien la relation thérapeutique que nous entretenons, en tant que médecins généralistes, à notre niveau avec la personne concernée.

Bien au contraire. En tant que médecin généraliste, j’essaie de créer et de saisir les occasions de préparer le terrain, en accomplissant moi-même déjà une part du travail psychothérapeutique et en permettant que certaines choses puissent être dites. Ou en optant pour une approche médicamenteuse. Toujours en concertation.

Il va sans dire que la prise en charge des usagers de substances en première ligne est proche, accessible et peu coûteuse, et que le médecin généraliste peut ouvrir la porte à toutes sortes de soins plus spécialisés lorsque ceux-ci s’avèrent nécessaires.

De meilleurs soins pour moins d’argent, voilà l’enjeu à notre époque de pénurie. C’est pourquoi nous devons continuer à faire ce que je fais depuis quarante ans : écouter. Entendre toutes ces histoires sans donner immédiatement des conseils ni vouloir changer la personne. L’acceptation de l’autre doit être totale pour être efficace.

La relation thérapeutique est comme un courant qui trouve sa source dans l’acceptation inconditionnelle et respectueuse de la personne qui demande de l’aide, en tant qu’être humain ayant un besoin. Si nous disposons de la clé qui peut ouvrir la porte vers une existence plus bénéfique, nous ne pouvons refuser notre concours.


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