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Méditation et substances psychotropes : le buddy

Méditation et substances psychotropes : le buddy

Neutre, mais proche

L’expérience que j’ai acquise lors de la création du système de buddy pour les patients atteints du sida dans les années quatre-vingt, j’aimerais la mettre une nouvelle fois symboliquement à profit, mais cette fois dans un tout autre domaine : celui de la santé mentale. Il y reste encore énormément de travail à accomplir.

Historiquement, ce secteur est sous-développé en Belgique et, par conséquent, également en Flandre. Quant à l’accessibilité des soins, la situation est particulièrement lamentable à Bruxelles. Je ne souhaite nullement froisser les thérapeutes qui y travaillent et j’éprouve la plus grande admiration pour leur engagement. Je dis simplement que, comme société, nous investissons beaucoup trop peu dans les soins pourtant indispensables aux personnes souffrant de troubles psychiques.

Dans la pratique, les délais d’attente sont très longs pour ceux qui recherchent un accompagnement thérapeutique. Le terme « liste d’attente » est politiquement sensible et l’on préfère éviter de le prononcer. Le fait qu’il soit si difficile de trouver l’aide appropriée suscite étonnamment peu d’indignation. Heureusement, les médias accordent de temps à autre une certaine attention à cette problématique. C’est ainsi que la chanteuse-compositrice de renommée internationale Selah Sue, née Sanne Putseys (Louvain, le 3 mai 1989), a révélé publiquement qu’elle était une patiente en psychiatrie.

Selah, ou Sanne, a expliqué que ses deux grands-parents souffraient eux aussi de troubles psychiatriques. Elle est donc issue d’une famille profondément marquée par la maladie mentale. Par son intervention télévisée, Selah Sue souhaitait également prendre position en faveur de l’efficacité des médicaments antidépresseurs.

Elle s’oppose ainsi à toutes sortes d’articles alarmistes publiés dans les médias qui mettent en doute l’utilité et la sécurité de ces traitements. Pour certaines personnes, l’accès à ces médicaments est une question de survie, même si cela ne suffit évidemment pas. Le traitement médicamenteux devrait s’inscrire dans une approche globale qui tienne compte de la personne dans son ensemble et lui permette de s’épanouir.


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